Sandrine Richard propose des robes de mariage sur-mesure, des mariées uniques - Presse océan

C est l'originalité du concept : les futures mariées décident jusqu'au bout. Et il y a de la place pour l'originalité.

Voilà quelques mois que Sandrine Richard a posé sa machine à coudre à la Turballe. C'est l'amour qui a conduit la jeune Vendéenne jusqu'ici et de fait sa toute jeune entreprise a déménagé avec elle.

Créer pour la cliente.

En 2009, Sandrine était salariée d'une entreprise du sud-Vendée qui fabrique des chapeaux pour une marque de luxe. La jeune femme a une formation de modéliste industrielle (création de chapeaux sur informatique) mais c'est l'habit tout entier qui l'intéresse. En se lançant comme créatrice, elle ne voulait pas se fermer au prêt-à-porter. "Mais le marché m'a rattrapée. Mes devis en prêt-à-porter ne passaient pas". Et pour cause, fabriquant tout à la main, elle ne pouvait entrer en compétition avec les prix bas pratiqués par des marques qui ont pignon sur rue. Mais le marché de robes de mariées est en revanche plus ouvert "et le contact avec les clientes est vraiment différent".

"En ce moment, je travaille sur une robe de mariée noire"

"Mes robes de mariée démarrent à 800 € et la moyenne en magasin c'est 750 €". Sandrine n'est pas une créatrice qui crée des modèles et les propose. "Je crée pour la cliente. Je discute beaucoup avec elle sur ce qu'elle veut. Il arrive qu'on m'envoie des photos montrant un détail qui plaît et moi je mixe toutes ces informations sur un croquis. Ce croquis et le devis sont gratuits".

Demandes décalées

En 2012, Sandrine a honoré 20 commandes, un chiffre encourageant pour son entreprise qui a démarré en 2010. Son activité l'oblige à faire face à l'exigence du calendrier. "Les mariages ont lieu en même temps, à partir du printemps. Alors j'aime bien commencer une création 6 à 8 mois avant : ça permet de réfléchir, ça laisse le temps de changer d'avis".

Dans son métier Sandrine fait face à des demandes pointues. "Il y a des perfectionnistes qui ne trouvent pas en boutique car il y a toujours un détail qui ne leur va pas. Par exemple, j'ai eu une mariée qui ne voulait pas de bouquet mais un éventail donc il faut travailler cet accessoire. Et là je travaille sur une robe de mariée noire. Je suis contente car j'adore travailler sur des demandes décalées". Ce principe du sur-mesure est aussi sur-mesure pour la créatrice qui ne se verrait pas sortir des collections. "Ca voudrait dire refaire la même robe, l'idée ne m'emballe pas".

Ouvrir une boutique n'est pas non plus dans ses projets, peut-être un showroom un jour. Pour l'instant, elle se déplace chez les futures mariées.

www.portez-vos-idees.com / sandrinerichard@msn.com / 0683149454

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